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Le contact visuel

Par Leslie Broun, M. Ed., consultante en TSA

Comme société, nous avons aujourd’hui une compréhension plus profonde des troubles du spectre de l’autisme (TSA); nous avons notamment accès à plus d’informations sur la question du contact visuel, dont une bonne partie provient de personnes ayant un TSA qui ont été en mesure de nous renseigner sur leur expérience :

  • « Je peux vous regarder ou vous écouter, mais pas les deux en même temps. » – Jean Paul Bovee, 1998
  • « Lorsque je regarde quelqu’un directement dans les yeux, en particulier si c’est quelqu’un que je ne connais pas, j’éprouve un si grand malaise que je ne suis pas vraiment capable de décrire ce que je ressens. Si je ne regarde pas ailleurs Iorsque quelqu’un parle, je me surprends à fixer très intensément cette personne du regard et à examiner ses traits distinctifs, et j’oublie complètement d’écouter ce qu’elle dit. » – Luke Jackson, 2002
  • « Établir un contact visuel avec une personne qui parle peut entraîner une rupture de communication. Il est beaucoup plus facile d’écouter parler une personne dont vous ne pouvez pas voir le visage. Les mots sont alors « purs » et non déformés par des gestes et des grimaces. Je peux porter davantage attention au ton de voix d’une personne lorsque je ne suis pas troublée par les mots non écrits de ses expressions faciales. » – Wendy Lawson, 1998
  • « Chez les personnes ayant reçu un diagnostic d’autisme et de syndrome d’Asperger, les éléments non verbaux peuvent être tellement difficiles à décoder que cela les empêche de saisir le sens des paroles prononcées. Il en résulte une très faible communication, et parfois même aucune. » – Stephen Shore 2001

Habituellement, le besoin d’établir un contact visuel est plus marqué chez une personne neurotypique que chez une personne ayant un TSA, surtout dans un contexte d’interaction sociale. Les situations sociales et les conversations sont des contextes où les personnes neurotypiques s’attendent à un contact visuel, d’où l’idée que la première intervention, et la plus adéquate, consisterait à encourager et à stimuler le développement des capacités de jeu et d’interactions sociales chez les personnes ayant un TSA.

  • Précisez ce que signifie l’expression « contact visuel ». Les parents et les intervenants doivent s’entendre sur ce que cela veut dire :
    • Établir un contact visuel?
    • Maintenir un contact visuel? Pendant combien de temps?
    • Regarder en alternance les yeux et la zone de la bouche de l’autre personne?
    • Établir un contact visuel, puis regarder un objet ou dans une autre direction?
  • Analysez votre propre degré de contact visuel. La plupart des gens ne maintiennent pas le contact visuel avec un partenaire de communication. Le contact visuel peut être établi et rétabli à maintes reprises au cours d’une conversation neurotypique.
  • Observez si l’enfant a tendance à regarder davantage la bouche que les yeux. Bon nombre de personnes ayant un TSA trouvent la communication plus facile lorsqu’elles regardent la bouche de leur interlocuteur, car elles peuvent alors « lire sur les lèvres », ce qui facilite parfois le traitement du langage. La bouche et la position des lèvres transmettent aussi bien des messages à la personne qui écoute ou à l’observateur.
  • Si le contact visuel est l’objectif pédagogique, utilisez du matériel et proposez des activités avec lesquels l’enfant est à l’aise et qui lui est familier. Aux premiers stades de l’enseignement, ayez recours au même partenaire. Souvent, au fur et à mesure qu’un enfant se familiarise avec un partenaire social – et le son de sa voix – il lui est plus facile de regarder cette personne sans ressentir de malaise.

Lors des séances d’enseignement, l’objectif est que l’élève apprenne à accomplir une tâche; or, cette tâche n’exige pas nécessairement un contact visuel. Ne présumez pas que l’élève sera capable de suivre vos consignes ou de comprendre votre message si vous sollicitez et obtenez un contact visuel avec lui. L’établissement d’une attention visuelle conjointe à l’aide d’un livre ou de matériel d’apprentissage sera plus important que les aspects sociaux lors des séances d’enseignement.

  • Il se peut qu’un élève doive regarder son pupitre ou le mur ou même fermer les yeux pour traiter l’information auditive contenue dans les consignes verbales. Lors de la communication verbale d’informations ou de consignes, fournissez à l’élève un soutien visuel, comme une feuille d’instructions, un diagramme ou un modèle du produit fini.
  • Laissez à l’élève ou à l’enfant le temps de rediriger son attention. Des études ont montré que de nombreuses personnes ayant un TSA éprouvent des difficultés à déplacer leur attention visuelle, c’est-à-dire à détourner leur regard d’une personne ou d’une chose pour en regarder une autre dans le cadre de situations sociales et de situations d’apprentissage.
  • Évitez de manipuler physiquement ou de tourner le visage d’un enfant pour le forcer à vous regarder. L’enfant pourrait trouver cela très pénible et ensuite faire la même chose à d’autres personnes.
  • La création et l’utilisation d’une histoire écrite pour accroître la compréhension sociale peuvent être très utiles pour aider un élève à apprendre pourquoi et à quel moment les gens établissent habituellement un contact visuel.  Il est important que les personnes ayant un TSA comprennent que les gens apprécient généralement qu’un locuteur ou un interlocuteur les regarde occasionnellement durant une interaction.

En pensant aux efforts que doit déployer la personne ayant un TSA pour vivre dans le monde des neurotypiques, nous devons nous demander dans quelle mesure il nous est possible de respecter et de tenir compte des habiletés et des préférences individuelles lorsqu’il est question de contact visuel. Le but ultime est la communication. En insistant sur le contact visuel, peut-être empêchons-nous la personne ayant un TSA de dégager le sens de l’expérience vécue.


Mots clés : contact visuel, interaction sociale, enseignement, attention conjointe

 


 

 

 

 

 

 

 

 


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