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L’autisme à l’école : Comment les enseignants et enseignantes peuvent aider

Par Brenda Smith Myles et Amy Bixler Coffin

L’école secondaire peut être difficile pour les jeunes qui ont un trouble du spectre de l’autisme de haut niveau; ces jeunes ont souvent un quotient intellectuel plus élevé que la population générale, mais sont parfois moins habiles pour communiquer, socialiser et réguler leurs émotions. Contrairement à l’école élémentaire où les élèves ont un seul enseignant ou une seule enseignante, l’école secondaire les oblige à composer chaque jour avec plusieurs enseignants ou enseignantes et plusieurs styles d’enseignement différents, sans parler du nombre plus élevé de confrères/consÅ“urs de classe et de travaux scolaires, et de politiques de notation plus rigoureuses. Compte tenu des défis sociaux auxquels ils sont confrontés, les difficultés associées à l’adolescence – puberté, création de liens d’amitié et changements hormonaux – s’en trouvent exacerbées. Parce que chaque jeune qui vit avec un trouble du spectre de l’autisme a des besoins très différents, il n’existe pas d’approche unique pour leur venir en aide. Mais le corps enseignant peut recourir à certaines interventions de base qui facilitent la vie des jeunes élèves autistes à l’école.

Prévoir un lieu de refuge

Un lieu de refuge est un endroit dans l’école où l’élève peut aller pour planifier ou passer en revue les activités de la journée, échapper au stress de la classe, éviter un effondrement sensoriel ou se ressaisir après une « crise ». L’emplacement du lieu de refuge n’est pas important, mais ce lieu doit absolument être perçu comme un environnement positif. Ce n’est pas le « coin des élèves punis ». Ce n’est pas non plus un endroit pour échapper au travail en classe; les élèves apportent ce travail à leur lieu de refuge. Certains élèves ont besoin que leur horaire quotidien comporte du temps au lieu de refuge. Au début de la journée, ce temps peut leur permettre d’avoir un premier aperçu des activités inscrites à l’horaire, de prendre connaissance des modifications apportées à la routine habituelle, d’organiser leur matériel scolaire ou de se préparer pour des sujets précis. De plus, un séjour au lieu de refuge peut être accordé après des activités ou des cours particulièrement stressants.

Minimiser les travaux d’écriture manuscrite

En raison de problèmes de motricité fine, de nombreux élèves autistes ont de la difficulté à écrire à la main ainsi qu’à écouter et écrire en même temps. Si l’écriture est problématique pour l’élève, ne le forcez pas. Lorsque l’écriture manuscrite ne fait pas l’objet de l’évaluation, il est préférable de recourir à une autre méthode.

S’organiser

Le manque d’organisation empêche souvent les élèves autistes de haut niveau de démontrer toute l’étendue de leurs compétences. Il n’est pas rare d’entendre des élèves dire qu’ils ont terminé un devoir, mais n’ont pas réussi à le trouver pour le rendre à temps. L’organisation consiste entre autres à savoir quels documents doivent être conservés et quels autres peuvent être jetés; à être capable d’ouvrir le cadenas d’un casier; à bien placer ses choses et d’autres fournitures scolaires dans son sac à dos; et à ne pas oublier d’apporter de l’argent pour le dîner.

Créer un programme qui leur convient

On parle ici de créer un équilibre entre les travaux scolaires à accomplir et leurs niveaux de stress et d’anxiété. Les programmes doivent avoir une structure prévisible afin d’éviter l’anxiété que crée une activité à laquelle l’élève n’était pas préparé; ainsi, les élèves savent ce que leur enseignant et leurs parents attendent d’eux. La prévisibilité est importante pour les élèves autistes, mais certains d’entre eux ne sont pas toujours prévisibles et peuvent changer d’humeur en un instant. D’où l’importance que les enseignants soient flexibles. Il faut parfois permettre à l’élève d’évacuer son stress avant de lui demander de terminer une activité telle que prévue. Lorsque l’enseignant a planifié un cours, mais s’aperçoit que l’élève éprouve de l’anxiété, il devrait être capable de modifier rapidement la routine préparée. Il peut, par exemple, offrir à l’élève de rester un petit moment tout seul avant le début du cours, de terminer un travail avec un seul autre élève plutôt qu’en petit groupe, ou lui laisser la possibilité d’observer au lieu de participer.

Leur donner une raison de venir à l’école

Les enseignants et enseignantes doivent déployer des efforts supplémentaires pour adapter l’école aux besoins des élèves qui ont reçu un diagnostic d’autisme de haut niveau, car ces derniers pensent différemment de la majorité des autres enfants. L’intégration de leurs intérêts dans le programme d’études est souvent un élément clé pour les élèves qui veulent fréquenter l’école, s’engager et participer. Les élèves dits « autistes de haut niveau » développent souvent des intérêts particuliers qui deviennent plus qu’un passe-temps, mais une façon de vivre, et même une excellente manière de les intéresser à l’école. Le fait de mettre l’accent sur les forces et les intérêts d’un élève peut contribuer à augmenter sa confiance en lui et son niveau d’engagement dans ses études, surtout lorsque d’autres domaines de compétences restent à travailler. L’évaluation diagnostique des contenus des cours, avant de les enseigner, permet à l’enseignant de découvrir les forces et les faiblesses de l’élève. Ce dernier peut prendre part aux activités visant à explorer ses forces de manière plus approfondie.

Il faut progressivement enseigner aux élèves à assumer la responsabilité de demander et vérifier ce dont ils ont besoin pour se préparer à la vie adulte. C’est ainsi qu’ils deviendront un jour responsables de structurer eux-mêmes l’environnement qui les mènera vers la réussite.

Reproduit avec permission.

Cet article a d’abord été publié dans le numéro du 14 avril 2014, de la revue universitaire numérique The Conversation, publiée sur le Web.

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