Les optométristes

Foire aux questions

1. Quelles sont les questions que je dois poser lorsque j’essaie de trouver un ou une optométriste pour mon enfant?

Il est important de savoir si l’optométriste accepte d’examiner de jeunes patients ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). À titre de parent ou de tuteur, demandez d’abord si l’optométriste a déjà travaillé avec une population ayant l’autisme. La clinique a-t-elle des heures d’ouverture qui vous conviennent (tôt le matin, les soirs, les samedis)? Quelle est la politique de la clinique concernant les annulations de rendez-vous? Est-ce que l’optométriste accepte de communiquer avec le personnel enseignant ou d’autres professionnels faisant partie de l’équipe de soins de votre enfant? Le plus important est que l’enfant et sa famille se sentent à l’aise et soient bien accueillis à la clinique et que l’optométriste et les membres de son personnel soient sympathiques et accommodants.

2. Est-ce que l’optométriste serait d’accord pour consulter un parent avant la date du rendez-vous afin d’examiner et choisir les meilleures stratégies pour s’assurer que la visite est un succès tant pour l’enfant que pour l’optométriste? Est-ce que cette visite engendre des coûts supplémentaires?

La majorité des optométristes sont disposés à prévoir ce genre de rencontre. Voilà donc une autre question que vous devriez poser lorsque vous chercher un ou une optométriste. Cette rencontre préparatoire n’est pas couverte par le Régime d’assurance-maladie de l’Ontario (RAMO) et les politiques d’honoraires professionnels peuvent varier d’une clinique d’optométrie à une autre. Notre clinique offre ce service gratuitement, mais nous demandons de recevoir à l’avance (p. ex., par courriel) le plus de renseignements possibles afin que cette rencontre soit d’une efficacité optimale. Il nous est utile de connaître les antécédents médicaux et de santé oculaire de l’enfant, ses difficultés sensorielles, les éléments qui déclenchent chez lui des comportements difficiles à gérer, son niveau de fonctionnement, etc. Une consultation téléphonique est souvent la méthode la plus pratique.

3. Les enfants autistes éprouvent souvent des difficultés à vivre les transitions et à s’adapter à de nouveaux environnements. Est-il raisonnable qu’un parent demande à visiter la clinique avant la date du rendez-vous?

Absolument! Selon les besoins du patient, plusieurs visites peuvent être nécessaires. Il arrive parfois que le patient vienne et s’amuse avec les jouets dans l’aire de réception, puis rencontre l’optométriste et des membres de son personnel. La visite suivante peut comprendre un « petit tour » dans la salle d’examen, l’observation de l’équipement et l’enfant peut même toucher la chaise d’examen ou s’asseoir dessus! Souvent, le fait qu’un parent ou un frère ou une sœur passe un examen des yeux pendant que l’enfant autiste en observe le déroulement nous facilite grandement les choses. De petits objets (collants, bonbons, jouets, etc.) constituant des renforcements positifs sont parfois offerts aux jeunes patients afin de les inciter à revenir à la clinique pour leur rendez-vous. Nous vous recommandons de prendre rendez-vous à des heures où la clinique est un peu moins fréquentée, par exemple au milieu de l’avant-midi ou autour de midi, et lorsque l’enfant est bien reposé.

4. Les enfants ayant un TSA ont souvent des problèmes sensoriels. Que peut faire l’optométriste pour tenir compte de cette réalité?

Il serait utile que l’optométriste soit informé à l’avance de la nature particulière de ces problèmes sensoriels. Par exemple, si le bruit est en cause, il est possible de baisser le son de la chaîne stéréo ou de l’éteindre durant la visite. L’éclairage peut être tamisé dans la salle d’examen. Des lumières vives sont utilisées pour évaluer la santé des yeux, mais l’intensité de celles-ci peut aussi être réduite autant que possible. Si votre enfant n’aime pas s’asseoir sur une surface en vinyle, nous vous conseillons d’apporter une couverture douillette qu’il aime pour en recouvrir la chaise d’examen. Si les parfums ou autres produits odorants sont un sujet d’inquiétude, nous tenterons de les éliminer autant que possible durant la visite. Si votre enfant possède un objet ou un jouet sécurisant, c’est une bonne idée qu’il l’apporte avec lui. Nous avons « examiné » les yeux de nombreux animaux de peluche avant d’examiner ceux du jeune patient!

5. Est-ce que les services d’optométrie sont couverts par le RAMO? Quels sont les autres frais que je devrai payer?

Les enfants sont couverts pour un examen complet de la vue une fois par année jusqu’à l’âge de 20 ans. Au besoin, de nouvelles évaluations partielles sont également couvertes. Après l’âge de 20 ans, les personnes qui touchent des prestations d’invalidité ont droit à un examen gratuit à tous les deux ans. Des frais sont cependant imposés pour les lunettes ou les lentilles de contact.

6. À quelle fréquence mon enfant devrait-il consulter l’optométriste?

Les enfants grandissent très vite et devraient se soumettre à un examen oculaire de routine au moins une fois par année ou plus souvent, si telle est la recommandation du médecin. Il n’est pas rare que plusieurs courtes visites soient nécessaires pour recueillir et confirmer toutes les informations relatives à l’acuité visuelle, à la réfraction, à la vision binoculaire et à la santé oculaire, surtout lorsque les enfants sont de nouveaux patients de notre clinique. Lorsque des changements ou des problèmes sont détectés, l’enfant devrait revenir à la clinique le plus rapidement possible.

7. Comment faites-vous passer des examens de la vue aux enfants non verbaux ou qui ont de la difficulté à s’exprimer oralement?

Lorsque l’enfant est non verbal, nous devons appuyer nos résultats sur des tests objectifs. Certains de ces tests misent sur l’observation – par exemple, la motilité oculaire peut être évaluée en observant l’enfant en train de suivre un jouet qui se déplace de gauche à droite ou les différentes positions de son regard. La réfraction peut être déterminée en « neutralisant » la réflexion de la lumière du fond de l’œil. La santé oculaire peut être vérifiée en regardant à l’intérieur de l’œil. Dans certains cas, il faut mettre des gouttes dans les yeux pour évaluer la réfraction et la santé oculaire (ce qui n’est fait qu’avec la permission du parent ou du tuteur de l’enfant). Plus l’enfant est coopératif, plus les résultats de nos examens sont exacts et complets.

Le Dr Linda Kwasnick, optométriste, est diplômée de l’Université de Waterloo, avec mention au palmarès du doyen. Elle exerce sa profession en pratique privée à Orléans depuis plus de 30 ans. Elle a deux fils qui sont étudiants à l’Université Carleton et a développé un intérêt spécial pour le trouble du spectre de l’autisme après que son fils aîné eut reçu un diagnostic du syndrome d’Asperger il y une dizaine d’année. Linda participe activement aux groupes locaux de soutien aux parents, assistent à des séminaires spécialisés et collabore au travail d’organismes de bienfaisance qui offrent des services aux enfants ayant un TSA et à leurs familles.