Modélisation par vidéo: Réaliser des vidéos a la maison

RÉALISER DES VIDÉOS À LA MAISON: DU SCÉNARIO AU MONTAGE FINAL

Par: Leslie Cohen and Antoinette Falco

Pourquoi utiliser des vidéos pour enseigner?

La modélisation par vidéo est une méthode courante que bon nombre de parents, d’enseignants et autres fournisseurs de soins ont déjà utilisée pour aider les enfants qui vivent avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) à apprendre. C’est un mode d’apprentissage qui convient particulièrement bien aux personnes qui ont une grande capacité de traitement visuel, ce qui est le cas de la majorité des personnes TSA. Pour les membres de la famille et/ou de l’équipe-école, la réalisation de vidéos est une bonne occasion de s’exercer à jouer, à avoir du plaisir et à interagir de manière positive les uns avec les autres.

La vidéo présente des avantages uniques comparativement à l’enseignement « direct ». Sur une vidéo, l’enfant peut observer des exemples cohérents d’interactions et d’activités complexes. Autrement dit, les vidéos sont plus stables que nous pouvons espérer l’être dans le cadre de modélisations répétées ou du recours à plus d’une personne comme modèle. Le visionnement de vidéos fournit aux enfants de nombreuses possibilités de s’exercer « en privé » avant de mettre à l’essai de nouvelles compétences avec des pairs ou dans des environnements moins familiers. Les gros plans et les angles de vue nous permettent aussi de mettre en évidence des caractéristiques et des contingences environnementales importantes qui peuvent échapper à un enfant lorsqu’il est confronté à une situation plus complexe.

On trouve sur le marché des vidéos préenregistrées à l’intention des enfants TSA; nous avons ajouté, à la fin du présent chapitre, quelques liens donnant accès à celles‑ci (en anglais). D’après notre expérience, les vidéos réalisées sur mesure pour des enfants préalablement ciblés sont parfois plus efficaces. Au fil des ans, nous avons été étonnées et ravies de la grande diversité des thèmes, des méthodes et des contenus choisis par les parents pour leurs propres enfants. Bon nombre d’entre eux ont déclaré avoir réellement apprécié l’expérience et précisé que celle-ci les avait aidés à considérer l’apprentissage du point de vue de leur enfant.

Conseils pratiques pour réaliser des vidéos efficaces

 

  • Montrez des résultats positifs dans la vidéo. (L’acteur ou l’actrice qui joue le rôle de l’enfant devrait recevoir des récompenses ou l’autorisation de s’adonner à ses activités préférées.)
  • Commencez par des actions et interactions qui font déjà partie du répertoire de l’enfant.
  • Limitez les demandes verbales dans les premières vidéos.
  • Guidez l’enfant dans une action « en le touchant légèrement ».
  • Choisissez un modèle qui plaît énormément à l’enfant ou qu’il a déjà suivi ou imité.
  • Évitez de parler pendant l’enregistrement de la vidéo, sauf si votre rôle dans la vidéo l’exige (le cas échéant).

 

Votre enfant est-il prêt à utiliser la modélisation par vidéo?

Dans notre pratique, nous avons utilisé la modélisation par vidéo avec de très jeunes enfants, parfois dès l’âge de trois ans. Avant de commencer, les enfants doivent avoir maîtrisé au moins une étape de l’imitation avec un objet. Ils doivent être capables de participer à distance et éprouver de l’intérêt pour les vidéos, la télévision ou les ordinateurs.

Mise en garde

Des études ont montré que les enfants ne devraient pas regarder la télévision avant l’âge de deux ans et de nombreux psychologues et pédiatres recommandent même de repousser cet âge à trois ans. L’écoute de la télévision en très bas âge retarderait l’apprentissage du langage ainsi que le développement des habiletés sociales, émotionnelles et cognitives (Thakkar, 2006). Cette activité augmenterait aussi le risque d’éprouver des problèmes d’attention plus tard dans la vie (Johnson, 2007).

Passer trop de temps devant un écran (regarder la télévision, jouer à des jeux vidéo ou utiliser l’ordinateur pendant plus de deux heures) est déconseillé pour les enfants au développement typique; des liens ont en effet été établis entre un temps d’écran excessif et des problèmes de violence et d’agressivité, de perception corporelle, de nutrition, d’obésité et de toxicomanie (Committee on Public Education, 2001). Chez les personnes TSA, cette situation est aggravée par le risque accru d’adopter des comportements stéréotypés, par exemple le rembobinage et le visionnement de très petits segments de films ou de jeux à répétition. En règle générale, nous recommandons de ne pas laisser les enfants TSA passer du temps devant un écran à leur guise et sans surveillance.

Le fait de limiter l’accès aux vidéos et à la télévision peut aussi accroître l’efficacité de l’enseignement par vidéo en augmentant la valeur du temps d’écran. Rappelez-vous que nous apprenons aux enfants à imiter ce qu’ils voient à l’écran. C’est la raison pour laquelle les enfants ne devraient pas regarder de jeux vidéo, de films, d’émissions de télévision ou de dessins animés violents (Bandura, 1961).

Quel genre de vidéos?

Les vidéos peuvent aider les enfants à acquérir de nouvelles habiletés, ce qui englobe le jeu autonome et interactif ainsi que l’amorce de la parole ou d’une conversation. Fondez vos choix sur les intérêts et la personnalité de votre enfant.

Objectifs possibles

 

  • Améliorer l’attention conjointe et l’imitation – utiliser des vidéos de jeux non verbaux avec des objets et des mouvements.
  • Soutenir les premières paroles – tourner des vidéos comportant des sons humains, des cris d’animaux, des petits mots et de courtes phrases intégrés dans des séquences de jeu ou des chansons.
  • Développer les habiletés de jeu imaginatif – imiter des séquences de jeu du faire semblant, autonomes ou interactives.
  • Préparer l’enfant à vivre des événements de la vie courante et des changements – lui montrer comment les choses se passeront durant les vacances, lors des visites chez le médecin et chez le dentiste, à sa nouvelle école ou lors de nouvelles situations sociales.

 

C’est une bonne idée d’inclure, dans la vidéo, des objets que votre enfant apprécie. Les accessoires peuvent aider les enfants à faire semblant tout en leur donnant des occasions de s’exercer à utiliser des jouets et d’autres articles de façons nouvelles et plus fonctionnelles. Voici quelques bons choix : les objets dotés de fonctions de cause à effet, les déguisements et les objets réels provenant de l’environnement de l’enfant, comme des ustensiles de cuisine. À privilégier également : les articles qui favorisent la création de séquences narratives ainsi que la généralisation à d’autres jouets, personnes et contextes.

La scénarisation

Après avoir choisi votre sujet de base et vos accessoires, vous êtes prêt à écrire le scénario. Le contenu, la longueur et le langage des scénarios doivent être adaptés aux capacités de l’enfant. Il est important d’avoir un fil conducteur. Celui-ci peut être la démonstration d’une séquence (par exemple, s’habiller pour l’école le matin), le récit d’une histoire simple présentant un problème et la façon de le résoudre ou la modélisation d’un processus (comme la préparation d’un plat particulier). Si votre vidéo comprend des rôles sans rapport avec l’enfant (adultes ou pairs), utilisez-les pour modéliser des paroles ou des actions plus complexes.

La distribution des rôles

Comme indiqué précédemment, votre vidéo sera plus efficace si la personne qui y joue un rôle et que l’enfant est censé « copier » est quelqu’un qu’il aime et/ou qu’il a déjà imité dans le passé. Cette personne peut être un parent, un frère ou une sœur, un pair, un enseignant ou une enseignante, ou un personnage de dessin animé (représenté par une poupée ou une marionnette).

La liste des prises de vue

Avant de commencer à tourner, vous devrez établir une liste des prises de vue. Il s’agit de la liste de tout ce que vous allez enregistrer avec votre caméra. Servez-vous du scénario écrit pour dresser votre liste. Pensez aux actions, aux jouets et/ou aux parties du corps sur lesquels vous voulez attirer l’attention de l’enfant. Les plans d’ensemble donnent de meilleurs résultats dans les cas où il est important que l’enfant voit le corps au complet ou lorsque de nombreuses personnes participent à la scène. Les plans moyens sont utiles pour filmer les échanges verbaux et les expressions faciales. Les gros plans peuvent aider les enfants à voir les mains, les doigts, les lèvres, les écrits, les dessins ou un autre travail de près.

Les équipements

Pour réaliser une vidéo, seulement deux choses sont indispensables : une caméra et un média quelconque (sur lequel procéder à l’enregistrement). Les gens utilisent différents types de caméra – caméra VHS, caméra compacte VHS, caméras vidéo numériques pour enregistrer sur des cassettes Mini-DV, sur des disques durs, sur des cartes mémoires ou sur des mini-DVD. Toutes ces caméras ont la capacité d’enregistrer des vidéos de bonne qualité. Si vous souhaitez transférer vos séquences sur un ordinateur pour faire un montage, il est préférable d’utiliser une caméra vidéo numérique. Il est possible d’acheter une caméra VHS usagée à partir d’environ 20 $ (dans les ventes de garage et les magasins d’occasions) jusqu’à 200 $ pour une caméra Mini-DV neuve dans un magasin de style Future Shop.

Parmi les autres équipements optionnels, mentionnons les trépieds, les microphones et les éclairages. L’utilisation d’un trépied peut aider à stabiliser l’image, mais vous pouvez aussi le remplacer par une pile de livres ou d’objets semblables ou encore par votre propre avant-bras bien immobilisé. Un microphone externe permet d’atténuer le bruit de la caméra et l’écho. Un éclairage supplémentaire rendra vos images plus nettes et plus précises.

Le lieu de tournage

Vous devez aussi décider à quel endroit tourner la vidéo. Cet endroit doit être tranquille, rudimentaire et libre de tout obstacle visuel. Retirez de l’arrière-plan tout objet susceptible de distraire l’enfant qui regarde la vidéo. Si possible, réalisez la vidéo dans un cadre naturel, comme la cuisine, s’il s’agit d’une vidéo d’apprentissage culinaire. L’enfant doit pouvoir reconnaître facilement l’endroit lorsqu’il visionne la vidéo et tente d’adapter son contenu à sa propre réalité.

L’éclairage

Abordez la question de l’éclairage comme vous le faites pour prendre une photo. Évitez les prises de vue en pleine lumière ou devant une fenêtre; situez la source d’éclairage au-dessus de vous ou derrière vous. Plus l’éclairage est bon, plus vos images seront nettes. Le plus important est que le spectateur ou la spectatrice puisse voir ce que vous lui demandez d’imiter. La plupart des caméras vendues au cours des 15 dernières années sont dotées d’une fonction de réglage automatique. Cela signifie que la caméra fait presque tout pour vous, par exemple, la mise au point sur l’objectif et le réglage de l’ouverture pour laisser pénétrer la quantité adéquate de lumière. Vous pouvez faciliter le bon fonctionnement des fonctions de réglage automatique en évitant de tourner directement dans une source de lumière, en cadrant les personnes de manière précise (ne laissez pas beaucoup de place au-dessus de la tête ou sous les pieds de vos sujets) et en faisant attention aux ombres.

Les costumes

Notre objectif est d’amener l’enfant à observer des personnes, des actions et des expressions, et à écouter une communication verbale. Les acteurs et actrices doivent donc éviter de porter des vêtements à rayures et à carreaux ou encore des bijoux, des boutons et des épingles susceptibles de distraire l’enfant. La couleur des vêtements doit contraster avec l’arrière-plan de façon à ce qu’il soit facile de percevoir les positions corporelles des acteurs. Au besoin, ajustez les contrastes pour les pieds, le visage et les mains.

Le jeu des acteurs

Dans un souci de plus grande efficacité, les acteurs doivent parler plus clairement et plus lentement qu’ils ne le font naturellement et aussi faire de longues pauses entre les fragments d’une scène et/ou d’un échange verbal. Cette façon de faire laisse aux enfants le temps de traiter les propos entendus et d’y réagir. Vous devez également exagérer légèrement les gestes et les expressions faciales. Comme toujours, adaptez vos agissements aux besoins de l’enfant auquel vous enseignez.

Autres éléments utiles

Vous jugerez probablement utile d’écrire, sur des cartes aide-mémoire, ce que vous prévoyez dire et faire. Malgré les répétitions, les gens oublient souvent leur texte. Placez les cartes près de la caméra de façon à ce que les acteurs aient l’air de regarder la caméra lorsqu’ils les lisent. Réaliser un film est une activité de groupe; à Hollywood, le tournage d’un seul film nécessite parfois la contribution de milliers de personnes. Demandez à des membres de l’équipe ou de la famille d’agir comme assistants de production en tenant les cartes aide-mémoire, en manipulant les accessoires ou en suivant la liste des prises de vue, autant de tâches qui facilitent le tournage et permettent habituellement d’obtenir un produit fini de meilleure qualité.

Les étapes du tournage

 

  • Laissez la caméra capter quelques images avant le début de « l’action ». Convenez d’un signal non verbal pour démarrer le tournage. N’oubliez pas que tous les sons audibles dans l’environnement seront enregistrés par la caméra.
  • Si vous avez l’intention de procéder au montage des séquences tournées, réalisez tout le scénario, du début à la fin, en vous servant d’un plan général. Il s’agit habituellement de votre prise de vue la plus large.
  • Utilisez des plans moyens pour filmer les personnes qui parlent.
  • Utilisez des plans d’ensemble pour filmer les déplacements importants.
  • Si vous ne prévoyez pas procéder au montage de vos prises de vue, tournez les scènes dans l’ordre que vous souhaitez que l’enfant les voit. Appuyez sur le bouton « pause » entre chaque scène. Préparez la prochaine prise de vue et relâchez le bouton « pause ». N’utilisez pas le bouton Stop (Arrêt).
  • Consultez votre liste de prises de vue pour vérifier si vous avez bien tourné tous les gros plans et tous les plans moyens dont vous avez besoin.

 

Le montage sur ordinateur

Le montage sur ordinateur est une autre étape qu’il est possible d’ajouter au processus de réalisation d’une vidéo. Cette étape supplémentaire comporte certains avantages : tournage plus rapide, coupure des erreurs involontaires et ajout de musique et d’effets spéciaux.

Étapes du montage vidéo

 

  • Importation du film sur ordinateur.
  • Sélection et agencement des séquences.
  • Ajout de musique, de titres et d’effets spéciaux.
  • Exportation de la version finale du film sur cassette ou DVD.
  • Matériel et logiciels requis pour le montage sur ordinateur
  • Ordinateur muni d’un port Firewire et d’un graveur de DVD
  • Macintosh
    • iMac, G4, G5, MacPro ou MacBook
    • iMovie ou Final Cut
  • PC
    • XP Professional ou ordinateur/ordinateur portable de compatibilité supérieure (il est recommandé d’utiliser un ordinateur équipé d’un processeur Pentium IV d’une capacité minimale de 3 GHz)
    • Moviemaker ou Adobe Premier
    • Méthode d’enseignement de base
  • Encouragez l’autonomie en laissant l’enfant rassembler et préparer le matériel.
  • Gardez silence, sauf pour modéliser les verbalisations (s’il y a lieu).
  • Lors de la première présentation, montrez la vidéo complète à l’enfant.
  • S’il s’agit d’un jeune apprenant, commencez par projeter les 3 à 6 premières étapes.
  • Si l’enfant imite immédiatement, continuez à tourner.

 

Si tel n’est pas le cas :

 

  • Arrêtez brièvement le tournage de la vidéo;
  • Placez-vous derrière l’enfant pour guider doucement les actions à imiter;
  • Utilisez un (petit) indice verbal ou écrit pour faciliter l’expression orale.
  • Mettez fin à l’aide fournie à l’enfant le plus rapidement possible.
  • Dès que la séquence est maîtrisée, faites un essai sans utiliser l’enregistrement; essayez également de répéter la séquence en d’autres lieux et avec d’autres personnes.
  • Lorsqu’une séquence est généralisée, passez à la séquence suivante.
  • Lorsqu’une vidéo entière a été apprise, diversifiez la séquence, le matériel et la perspective.

 

Rendez l’activité AMUSANTE!

 

  • Trouvez des façons d’encourager les enfants et dites-leur qu’ils sont sur la bonne voie.
  • Reprenez la lecture de la vidéo réussie dès qu’il y a imitation de celle-ci. Le désir de passer à la prochaine séquence peut être une grande source de motivation.
  • Insérez un segment amusant au début et à la fin de la vidéo.

 

 

MODÉLISATION PAR VIDÉO – RESSOURCES

Articles et livres

Bandura, A., D. Ross et S.A. Ross. « Transmission of aggression through imitation of aggressive models », Journal of Abnormal and Social Psychology, no 63 (1961), p. 575-582.

Charlop, M.H. et J.P. Milstein. « Teaching autistic children conversational speech using video modelling », Journal of Applied Behavior Analysis, no 23 (1989), p. 275-285.

« Committee on Public Education. Children, Adolescents, and Television », Pediatrics, no 107 (2001), p. 423-426.

Johnson, J.G., P. Cohen, S. Kasen et J.S. Brook. « Extensive television viewing and the development of attention and learning difficulties during adolescence », Arch Pediatric Adolescent Medicine, vol. 161, no 5 (2007), p. 480-486.

Krantz, P.J., g.S. MacDuff, o. Wadstrom et L.E. McClannahan. « Using video with developmentally disabled learners » dans P.W. Dowrick, Practical Guide to Using Video in the Behavioral Sciences, Oxford, England. John Wiley & Sons, 1991, p. 256-266.

LeBlanc, L.A., A.M. Coates, S. Daneshvar, M.H. Charlop-Christy, C. Morris et B.M. Lancaster. « Using video modelling and reinforcement to teach perspective-taking skills to children with autism » Journal of Applied Behavior Analysis, no 36 (2003), p. 253-257.

Neuman, Lisa. Video Modelling: A Visual Teaching Method for Children with Autism. Willerik Publishing, http://ideasaboutautism.com/video.html

Sherer, M., K.L. Pierce, S. Paredes, K.L. Kisacky, B. Ingersoll et L. Shreibman. « Enhancing conversation skills in children with autism via video technology. Which is better, “self” or “other” as a model? », Behavior Modification, no 25 (2001), p. 140-158.

Taylor, B.A., L. Levin et S. Jasper. « Increasing play-related statements in children with autism toward their siblings: effects of video modelling, Journal of Developmental and Physical Disabilities, no 11 (1999), p. 253-264.

Thakkar, R.R., M.M. Garrison et D.A. Christakis. « A systematic review for the effects of television viewing by infants and preschoolers », Pediatrics, vol. 118, no 5 (2006), p. 2025-2031.

Vidéos prêtes à utiliser (en anglais)

Fitting in and Having Fun : http://difflearn.com/prodinfo.asp?number=DRV%20108

Model Me Kids : http://modelmekids.com

Watch Me Learn : http://www.watchmelearn.com

Autres ressources :

Social Story and Video Modeling apps : http://www.lcsc.org/cms/lib6/mn01001004/centricity/domain/21/socialstories.pdf

ideoPrompt (français) : https://itunes.apple.com/ca/app/ideoprompt/id968410336?mt=8

Marti (français) : https://itunes.apple.com/ca/app/marti/id489615229?l=fr

Traduit avec permission. Leslie Cohen and Antoinette Falco, 2012.